Archiv der Kategorie: Artikel Cercle de Réflexion et d’Initiative Vivi Hommel

Les futures possibles: le potentiel des approches alternatives et des nouveaux mouvements sociaux.

Raymond Becker – Cercle de Réflexion et d’Initiative Vivi Hommel asbl

Konferenzzyklus „Armes Luxemburg?“ 5.1.2012

„Les futurs possibles: le potentiel des approches alternatives et des nouveaux mouvements sociaux“.

Je voudrais bien au début de mes réflexions citer Dom Hélder Câmara: «J’aime bien redire: quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve, quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité. L’utopie partagée est le ressort de l’histoire».

D’abord il faut préciser pourquoi il y a lieu de discuter d’approches alternatives.

Crise, partout on parle de crise: climat, déforestation, démocratie, insécurité alimentaire, réfugiés et droit d’asile, domaine sociale, énergie primaire, couche d’ozone, eau potable, désertification, océans, déchets, chômage, biodiversité, pollutions chimiques, agriculture-industriel, droits de l’homme et ainsi de suite.

Non, je n’oublie point la grande crise économique et financière qui nous guette depuis quelques années et qui est issue du même système que toutes les autres crises citées.

Le journaliste français Hervé Kempf fait deux constats:

  • La situation écologique de la planète s’empire à une allure inquiétante. Les efforts de millions de citoyens du monde conscients du drame mais trop peu nombreux ne parviennent pas à freiner cette évolution;

Premier constat de Kempf, on ne changera pas le monde en remplaçant simplement nos ampoules et en mangeant bio.

Afin de bien nous comprendre: Je suis tout à fait en faveur de ces actions individuelles. Mais l’idéal serait évidemment que toutes ces bonnes volontés individuelles se conjuguent en une force collective qui pèserait d’autant plus lourd.

  • Le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme néolibéral, est aveugle face aux changements qu’il est indispensable d’opérer, si l’on veut conserver sa dignité à l’existence humaine.

Ce deuxième constat de Kempf touche le fond du problème.

Soyons très clair, cette crise financière et économique découle d’une évolution malsaine du système capitaliste des 30 dernières années: augmentation énorme de la puissance du système bancaire et du système financier d’une part et augmentation considérable des inégalités partout dans le monde d’autre part.

Regardons les réalités: Notre démocratie est malade. Elle est influencée par les puissances financières, par le rôle important de l’argent. La voix du peuple n’est plus entendue. Voyons la Grèce ou l’Italie et demain …. Ce sont les agences de notations financières qui font basculer un gouvernement et qui pressent la politique de mettre en place des gouvernements d’experts prônant une politique néolibérale. Le peuple n’a plus rien à dire, le peuple doit payer les frais du désastre qui est la conséquence de la libéralisation financière et d’un scandaleux partage des richesses.

Le capitalisme dit «à visage humain» des années 60, donc cette économie du marché à caractère sociale, a déraillé avec la logique de la politique du néolibéralisme dans les années 80. Cette logique consiste à imposer la rationalité des marchés mondiaux et des capitaux, à l’économie mondiale et à chacune des sociétés, comme le décrit l’économiste Gustave Massiah.

Permettez-moi de reprendre une réflexion de l’hebdomadaire français «Marianne». Au début du XXIe siècle, on est très proches du tableau dressé dans la deuxième moitié du XIXe siècle par Karl Marx. On n’a jamais vu une telle concentration d’entreprises: une poignée de grands constructeurs automobiles, une poignée de pétroliers ou de géants dans la chimie, deux douzaine de grandes banques, trois agences de notation, quatre monstres du numériques etc. C’est une sorte de gouvernement qui régit les affaires du monde.

Ironie de la situation: Marx ne pouvait pas imaginer que notre système économique profite énormément du ralliement des communistes chinois, offrant tout, mais vraiment tout aux délocalisateurs à la recherche du superprofit.

Notre système a pu se maintenir en faisant croire qu’une économie saine a besoin d’une croissance continue de la production matérielle et de la consommation.

Mais à cause de ce système de croissance, basé principalement sur l’illusion d’une énergie abondante, peu chère et non génératrice de tensions politiques, l’activité humaine est devenue extrêmement destructrice de l’environnement.

Regardons le «Footprint écologique» du monde: Aujourd’hui, l’Humanité utilise l’équivalent de 1,4 planète chaque année. Cela signifie que la Terre a besoin d’un an et quatre mois pour régénérer ce que l’humanité utilise en une année.

Des scénarios modérés des Nations Unies suggèrent que si la consommation et les tendances actuelles d’évolution de la population continuent ainsi, nous aurons besoin de deux planètes pour subvenir à nos besoins en 2050.

Mais n’oublions pas: Si le monde entier vivait au même rythme de consommation que les pays industrialisés, nous aurions besoin dès aujourd’hui de 3 planètes.

Le «Earth Overshoot Day» indique le jour de l’année à partir duquel l’humanité commence à vivre au-dessus de ses moyens écologiques. Au-delà de cette date, nous entrons dans ce qu’il convient d’appeler un bilan déficitaire sur le plan écologique, c’est-à-dire que nous utilisons les ressources à un rythme supérieur à ce que la planète peut régénérer en une année.

L’humanité est entrée en dépassement écologique pour la première fois en 1987, plus précisément le 19 décembre. Avant cette date, la population mondiale consommait des ressources et émettait du CO2 à un rythme acceptable avec ce que la planète pouvait produire et absorber.

En 1995 cette journée tombait au 21 novembre, en 2006 le 9 octobre, en 2010 le 21 août et crise oblige en 2011 le 27 septembre.

En 2011 l’humanité a donc consommé jusqu’en septembre toutes les ressources naturelles que la terre peut produire en un an. 9 mois auront été suffisants pour que les habitants de la planète épuisent les ressources disponibles. A partir du 27 septembre nous étions dans un déficit écologique.

En marge des récentes négociations climatiques à Durban, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié le constat que les 13 années les plus chaudes qu’a connues la planète, sont toutes concentrées sur les quinze dernières années, donc entre 1997 et 2011. Michel Jarreau secrétaire générale de l’OMM précise: «Notre science est fiable et démontre sans ambiguïté que le climat mondial se réchauffe et que ce réchauffement est dû aux activités humaines.»

Evo Morales a parfaitement raison quand il constate amèrement: «Le monde souffre d’une fièvre provoquée par le changement climatique et la maladie est le modèle capitaliste de développement».

Après Stockholm et Cancun, le résultat de Durban est de nouveau très, mais vraiment très modeste. Une sorte de feuille de route englobant tous les pays a été formulée. L’Europe accepte de prolonger le protocole de Kyoto. D’ici à 2015, les autres grands émetteurs de gaz à effet de serre s’engagent à établir un nouvel accord qui entrera en vigueur en 2020 et ne sera pas juridiquement contraignant. Rien de spectaculaire donc. Au contraire des formulations diplomatiques qui me rappellent le fameux fromage suisse a trous l’Emmentaler.

Et comme comble: Quelques heures après la conférence, le gouvernement du Canada décide de sortir du protocole de Kyoto, afin de ne pas devoir payer des pénalités entre 7,6 et 13,8 milliards € pour non respect aux engagements pris. Ironie de l’histoire, le Canada était le premier pays qui a signé ce protocole, c’est malheureusement aussi le premier pays qui quitte «Kyoto».

Le Canada demeurera-t-il un cas isolé ou assisterons-nous au fameux «effet domino», qui pourrait, dans le pire des cas, sonner le glas du Protocole de Kyoto sans pour autant déboucher dans l’immédiat sur une fameuse «solution de rechange» décidée à Durban.

La société civile n’a plus besoin de gouvernements qui préfèrent protéger les pollueurs plutôt que les populations.

Les lobbys veulent semer le doute, nous faire croire que le climat c’est finalement un truc pour écolos hystériques ou rêveurs. Non, le climat est un dossier qui mérite toute notre attention si nous voulons sortir de la crise et garantir à nos enfants un avenir meilleur.

Que faire alors?

Personnellement je plaide pour 4 pistes:

Pour citer Stéphane Hessel, la première piste: Il faut s’indigner!

Il faut s’indigner et en finir avec l’économie de marché capitaliste, il faut opter pour une économie de marché sociale et écologiste. Aujourd’hui l’homme est au service de l’économie, demain il nous faut une économie au service de l’homme.

Il faut s’indigner et sortir de ce modèle individualiste, de cette culture qui prône le propre intérêt, qui prêche la compétition au détriment d’une population toujours croissante qui vit dans une misère indescriptible, qui propage la croissance à outrance au détriment de notre environnement naturel.

Il faut s’indigner et retrouver les valeurs du bien commun, de la solidarité, de la coopération, des biens publics.

Il faut s’indigner et réguler sévèrement la finance. Les politiques doivent reprendre le pouvoir sur les marchés financiers. On ne veut plus que des agences de notation américaines fassent la pluie et le beau temps sur les marchés financiers et les états. On ne veut plus des menaces que les banquiers et les agences de notation publient par simple communiqué et qui font à chaque fois trembler la classe politique. On ne veut plus de ceux qui veulent faire beaucoup d’argent en peu de temps au détriment d’autrui.

Il faut s’indigner parce qu’il est inadmissible qu’un milliard de personnes soient en permanence gravement sous-alimentés parce que d’autres profitent de la spéculation boursière sur les aliments de base (riz, maïs, blé). Depuis le crash financier de 2008, les fonds souverains, «les hedge funds» et les grandes banques se rabattent sur les bourses des matières agricoles et font flamber les prix. Un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toute les 5 secondes. Durant mon exposé de disons vingt minutes se sont 240 enfants. C’est scandaleux.

Citons Jean-Jacques Rousseau: «Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère». Où est la politique pour faire des lois contraignantes pour empêcher ces montres de commettre ce crime contre l’humanité?

On a vu «los indignados» remplir la place de la Puerta del Sol à Madrid en mai dernier pour protester contre les retombées de la crise économique et le chômage; depuis le 17 septembre, des manifestations ont eu lieu à New York, puis dans d’autres villes aux États-Unis, au Canada et en Europe, dans un mouvement baptisé «Occupy».

Très actif sur les réseaux sociaux, le mouvement s’inspire du printemps arabe, en particulier des révolutions tunisienne et égyptienne. Les demandes des manifestants ne sont pas toujours claires; dans certains cas, elles semblent carrément incohérentes ou absurdes. Mais le mouvement reflète la frustration croissante des populations face à des systèmes économiques qui reposent sur la croissance constante et l’exploitation exponentielle de ressources limitées, des systèmes qui concentrent la richesse dans les mains d’un petit nombre d’individus alors que tant de gens sont dans la misère. Un des slogans du mouvement «Occupy» reflète parfaitement ce sentiment: «Ce que nous avons tous en commun, c’est que nous sommes les 99% qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption du 1% des restants.»

Ce lien commun est un début. Un début pour prendre conscience, pour discuter, pour agir.

Vous me dites oui mais, c’est impossible, les fameux marchés ne le permettrons jamais. Mais regardons ces descendants des Vikings ce peuple de 320.000 habitants, regardons l’Islande de plus près. Ce pays, ce peuple au bord du gouffre financier en 2008, vit un sursaut démocratique sans pareille. Sans vouloir entrer dans les détails, ce peuple a osé par Thor et Odin, de lâcher les banques privées pour sortir de la crise. Ce peuple a montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main.

Pourquoi croyez-vous qu’on nous parle si peu de l’Islande, pourquoi croyez-vous que le «mainstream» des médias ne s’intéresse guère à ce qui se passe dans ce pays et préfère nous noyer d’informations des «Sachs et Lehman-Boys» qui sont en train de «sauver» notre «vie économique» au sein de la Banque centrale européenne, en Italie, Grèce, Espagne et demain je ne sais où?

Souvenons-nous de la faillite pure et simple de l’Argentine il y a dix ans. En rompant avec le Fonds Monétaire International et la politique néolibérale, en refusant de rembourser ses dettes, le pays a retrouvé une certaine prospérité. Le credo: La redistribution des biens.

Relisons ce formidable éditorial du Monde diplomatique en décembre 1997 intitulé «Désarmer les marchés». Ignacio Ramonet constate que la Mondialisation financière s’est créé son propre État, avec ses appareils, ses réseaux d’influence et ses moyens d’actions, mais que c’est un État complètement dégagé de toute société. La Mondialisation financière désorganise les économies nationales, méprise les principes démocratiques, presse les États à s’endetter, exige des entreprises qu’elles lui reversent des dividendes de plus en plus élevées et fait régner partout l’insécurité.

Ramonet veut rétablir un contrôle démocratique des marchés financiers et des leurs institutions. Il propose entre autre d’établir une taxe sur toutes les transactions financière, la taxe Tobin et, pour y contribuer, il suggère de mettre en place une organisation non gouvernementale, l’«Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC)».

Et Ramonet conclut dans son éditorial plus actuel que jamais: «En liaison avec les syndicats et les associations à finalité culturelle, sociale ou écologique, elle pourrait agir comme un formidable groupe de pression civique auprès des gouvernements pour les pousser à réclamer, enfin, la mise en œuvre effective de cet impôt mondial de solidarité.»

Si nous ne voulons pas que notre société devienne de plus en plus pauvre au niveau du social ou au niveau de la solidarité, la société civile doit s’engager dans ce mouvement prôné par Ramonet.

C’est la deuxième piste: Il faut prendre conscience et s’engager!

J’ai dit qu’il fallait d’urgence s’occuper du dossier climat et de la crise financière. Il faut aussi et surtout lier les problèmes de la pauvreté, du chômage, de la sécurité énergétique aux politiques climatiques. Beaucoup d’acteurs économiques et sociaux se laissent mobiliser autour de cet enjeu capital.

Prenons par exemple ces entreprises citoyennes qui s’engagent au sein du Pacte Mondial des Nations Unies. Avec la signature de ce Pacte elles s’engagent à respecter des principes universellement reconnus touchant les droits de l’homme, les normes de travail, l’environnement et la lutte contre la corruption.

La prochaine Conférence de l’ONU sur le développement durable, organisée en juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil, représentera pour la communauté internationale «une opportunité historique», permettant de définir «des voies plus sûres» pour s’acheminer «vers un monde plus propre, plus écologique et plus prospère pour tous». Tels sont les propos des représentants des Nations Unies.

Et de poursuivre: «Rio 2012 sera l’un des événements les plus importants de la décennie à venir. C’est une réponse au difficile réveil intervenu en 2008. D’abord les crises alimentaire et énergétique, puis la crise financière, avant la récession mondiale prolongée et la montée des tensions sociales».

Pour préparer cette conférence, les Nations Unies ont publié un rapport intitulé «Vers une économie verte: Pour un développement durable et une éradication de la pauvreté». Ce rapport résulte d’enquêtes mondiales par des centaines d’experts. Il prône la transition vers un avenir vert, sobre en carbone, économe en ressources et socialement inclusif. Pour atteindre cet objectif, le rapport retient qu’il faut entre autre injecter annuellement pendant 40 ans, 2% du PIB mondial dans dix grands secteurs pour commencer à se départir de l’actuelle économie polluante et inefficace, au profit d’une nouvelle économie verte. Ces dix secteurs clés sont l’agriculture, la pêche, le bâtiment, la foresterie, le tourisme, l’eau, la gestion des déchets, l’industrie manufacturière, le transport et l’énergie.

Pour les experts des Nations Unies, cette transition autoriserait une croissance de l’économie mondiale à un rythme identique, si ce n’est supérieur aux prévisions établies sur la base des modèles économiques actuels. Mais ceci sans générer les risques, chocs, pénuries et crises traditionnellement inhérents à notre économie actuelle dite brune, avide de ressources et de carbone.

Rien qu’un plan idyllique sur le papier? Il y a déjà des lobbies qui parlent de fantasmes, qui veulent nous faire croire qu’il est impossible de réaliser une telle transformation etc.

Mais regardons un peu des économistes comme Stiglitz, Krugman ou Aglietta. Ils ont montré la voie de réformes possibles, sans remettre en cause la base de l’économie du marché.

Notre fétiche, le Produit Intérieur Brut, est de plus en plus contesté. Il nous faut une autre approche face à la richesse, au bien-être, il faut valoriser l’écologie. Un PIB vert serait une voie envisageable. Il s’agit de corriger notre PIB classique en fonction des coûts environnementaux qui sont consommation de ressources naturelles et pollution. Il nous faut taxer moins dont on a le plus besoin et taxer plus ce dont on veut le moins. Il nous faut des impôts écologiques.

Autre idée intéressante qui nous vient du Québec, le Produit Intérieur Doux. Il s’agit d’une approche qui tient compte de l’importance d’activités non marchandes, notamment domestiques et bénévoles.

C’est ma troisième piste: Il y a des alternatives plus que valables, il faut les propager!

Il faut s’engager dans l’économie solidaire, dans ce secteur qui est différent de l’entreprise privée et du service public. Cette économie solidaire regroupe en gros l’immense réseau des services de proximité, comme les services collectifs ou les services à la personne et à ne pas oublier la protection de l’environnement dont l’utilité sociale est évidente.

Il nous faut populariser l’idée de la «Régie de quartier». Une telle initiative regroupe collectivités locales, logeurs sociaux et habitants d’un quartier. Ensemble, ils interviennent dans la gestion de leur quartier, de cet espace géographique et social sur lequel ils agissent.

La mission technique d’un tel groupement est simple : embellir le quartier et veiller sur son développement. Sa mission sociale est beaucoup plus vaste et plus importante à mes yeux. Il s’agit d’améliorer les relations humaines, de favoriser l’insertion sociale et professionnelle d’habitants en difficulté, de créer de nouveaux services, etc. Il s’agit surtout de construire une citoyenneté active en suscitant l’implication et la responsabilisation des habitants.

Si je dis économie solidaire, je pense au Luxembourg a des initiatives comme l’Objectif Plein Emploi avec ses CIGL, CIGR ou CIGS (Centre d’Initiative et de Gestion Local, Régional ou Sectoriel), mais aussi aux mouvements mutualistes et coopératifs qu’il faut soutenir et revitaliser. La mise en commun des moyens pour le bien commun et non en vue du profit individuel est une démarche à suivre, résolument! Il faut profiter de cette année 2012 qui a été proclamée année internationale des coopératives par l’ONU.

Il faut populariser les débats et les projets du vaste mouvement du Forum social mondial (première réunion en 2001 à Porto Alegre) qui se présente comme alternative sociale au Forum économique mondial de Davos.

Vous me dites oui Porto Alegre, mais….

Il n’y a pas de mais …. Aubagne petite ville entre Marseille et Aix-en-Provence, cité de Pagnol, avec ses 47.000 habitants, a organisé en octobre dernier un remarquable cycle de conférences intitulé «2011, Aubagne à l’heure du monde». Le maire d’Aubange Daniel Fontaine croit comme il le dit « à la supériorité de la réponse pensée collectivement » et veut instaurer des pratiques concrètes d’émancipation et de participation démocratique.

C’est ma quatrième piste: Il nous faut des citoyens, des militants responsables, avertis et engagés!

Les mouvements sociaux, écologiques, tiers-mondistes, indignés, occupy, solidaires etc. ont un rôle extrêmement important à jouer dans l’évolution future de notre société:

1. Parler vrai, afin que les citoyens réalisent ce qui se passe et ce qui va mal dans notre société et qu’ils s’indignent en connaissance de cause.

2. Offrir aux citoyens des possibilités concrètes de s’engager quotidiennement au niveau communal et régional en se servant entre autre des médias sociaux d’une manière intelligente.

3. Créer des plates-formes communes autour des «Millennium Development Goals» et des idées du processus de «Rio» afin de proposer des activités alternatives.

4. Prendre toujours conscience qu’un citoyen engagé a besoin de mouvements sociaux dynamiques.

Je dois ces réflexions aux inspirations de Hervé Kempf, Jean Ziegler, Susan George, Gustave Massiah, Stéphane Hessel et Edgar Morin, aux discussions avec mon épouse Françoise Kuffer.

Die Bausteine der Zukunft: „Langsamer, weniger, besser, schöner“

Françoise Kuffer –  Raymond Becker

Artikel im Rahmen der Ausstellung “Armes Luxemburg?” 

 http://www.musee-hist.lu/de/Armes+Luxemburg+_-p-321490.html

_________________________________________________________________________

‚Wir halten diese Wahrheiten für ausgemacht, daß alle Menschen gleich erschaffen worden, daß sie von ihrem Schöpfer mit gewissen unveräußerlichen Rechten begabt worden, worunter sind Leben, Freyheit und das Bestreben nach Glückseligkeit. (…) daß sobald eine Regierungsform diesen Endzwecken verderblich wird, es das Recht des Volkes ist, sie zu verändern oder abzuschaffen (…).’

Auszug aus der ersten deutschen Übersetzung der amerikanischen Unabhängigkeitserklärung vom 4. Juli 1776.

Der Schweizer Soziologe Jean Ziegler weist zu Recht auf diesen revolutionären Text hin und unterstreicht, dass die Formulierungen stark vom Philosophen Jean-Jacques Rousseau geprägt wurden. Im Gesellschaftsvertrag aus dem Jahre 1762, schreibt Rousseau: ‚Das persönliche Glück ist das erste Lebensziel aller Menschen. (…) Die einzige Instanz, die es zu beachten gilt, ist die himmlische, unsterbliche Stimme des eigenen Gewissens.’

Die in der Philosophie immer wieder gestellte Frage nach dem Glück, eine uralte Menschheitsfrage also, hat an Brisanz und Aktualität nichts eingebüßt.

Wie steht es also mit dem „Streben nach Glückseligkeit“ in unseren industrialisierten Ländern? Macht unser Reichtum wirklich glücklich oder verarmen wir nicht auch auf bestimmte Weise kulturell, emotional, geistig in einer auf Massenkonsum, Egoismus und Spaß ausgerichteten Gesellschaft? Was sagt uns die von Rousseau erwähnte „einzige Instanz“, die es in diesem Streben zu beachten gilt? Wie steht es mit dem „Bestreben nach Glückseligkeit“ als einem „unveräußerlichen Recht“ aller Menschen, also auch der untersten Milliarde Menschen, die total chancenlos dahinvegetieren? Kann man überhaupt auf Kosten anderer seinen Reichtum erhalten und genießen? Darf man ein Wirtschaftssystem erhalten, das Armut schafft, ja, sich von Armut und Ausbeutung nährt?

Der Philosoph Charles Taylor nennt den Kapitalismus einen „faustischen Pakt“ und schreibt: ‚Ohne wirtschaftliche Entwicklung können wir nicht leben. Aber gleichzeitig droht die entfesselte Ökonomie, unsere ökologischen und kulturellen Grundlagen zu zerstören.’

Diesen Teufelspakt müssen wir brechen, wenn wir eine bessere Zukunft anstreben.

Macht Konsum glücklich?

Der Konsummotor in den industrialisierten Ländern brummt wieder, mit Wohlwollen beäugt man die Steigerungen an den Börsen, die weihnachtlichen Umsätze schnellten 2010 in überraschende Höhen. So hat die Prüfungs- und Beratungsgesellschaft Deloitte in ihrer jährlichen „Christmas Survey“-Umfrage errechnet, dass der Luxemburger im Durchschnitt 1.200 € für Weihnachtseinkäufe zur Verfügung hatte, ein absoluter Spitzenwert in den 19 Ländern, die an der Analyse teilnahmen.

Wie hierzulande wächst allenthalben wieder der Konsum. Die Wochenzeitung Der Spiegel titelte in seiner Ausgabe vom 13.12.2010, dass wir einer Art „Weltreligion Shoppen“ fröhnen. Die Wochenzeitschrift macht in diesem Zusammenhang einen interessanten Vergleich: Mekka zog im Jahre 2010 etwa 12 Millionen Pilger an – an die 7 Millionen Shopping-Touristen gab es allein in Dubai. Die Autoren Martin U. Müller und Thomas Turma bringen es zugespitzt auf den Punkt indem sie argumentieren: ‚Konsum ist fast schon eine Weltreligion geworden. Der – man kann sagen – „Shoppismus“ liefert für jeden Geschmack und jeden Lebensentwurf die adäquaten Altäre und Heiligtümer. Er eint, er verspricht schnelle und schlichte Belohnungen. Und letztlich schafft er sogar Identität: Bin ich Mercedes oder BMW, Aldi oder Lidl, Gucci oder Prada, Puma oder Adidas, Tchibo oder Starbucks, Zegna oder Hugo Boss?’

Die Autoren übertreiben keineswegs mit ihrem Vergleich zu den Altären und Heiligtümern. Sie weisen aufgrund ihrer Recherchen eindeutig nach, dass bekannte Produkte die absolut gleichen Regionen des Hirns stimulieren wie religiöse Gefühle. Es wird gar noch unglaublicher, wenn man Folgendes bedenkt: Markenberater wie Martin Lindström stellen bei allen großen Weltreligionen gleiche Säulen fest, auf denen das Glaubensbekenntnis fußt: Geheimnisse, Symbole, Rituale, die Gemeinschaft oder Visionen. Für Lindström sind dies alles Elemente, die auch in der Vermarktung eines Produktes eine wesentliche Rolle spielen.

Die Werbung scheint uns demnach so zu manipulieren, dass wir im Konsum Religionsersatz, Identität und Glückseligkeit suchen. Aber was ist das für eine „Glückseligkeit“, die wir im Massenkonsum suchen und vielleicht auch finden? Ist das unser ganzer Reichtum?

Ein „Wachstumsbeschleunigungsgesetz“

Der amerikanische Präsident George W. Bush brachte eine gefährliche Denkweise auf den Punkt, als er bei seinem Nein zum Kyoto-Klimaprotokoll erklärte: ‚Unsere Ablehnung beruht auf dem gesunden Menschenverstand, der uns sagt, dass dauerhaftes Wachstum der Schlüssel zum Fortschritt auch in Umweltfragen ist.’ Das verbindliche Abkommen, das von 2005 bis 2012 in Kraft ist, regelt erstmals völkerrechtlich verbindliche Zielwerte für den Ausstoß von Treibhausgasen in den Industrieländern. Für Bush und seine Adepten ein unerhörter Eingriff in die Logik der sogenannten freien Marktwirtschaft, ein Eingriff in das Selbstverständnis unseres heutigen Wirtschaftssystems.

Als Mainstream in der heutigen Politik gilt Wachstum als der Schlüssel zu allem. In Deutschland beispielsweise propagierte man allen Ernstes ein „Wachstumsbeschleunigungsgesetz“ mit knapp bemessenen Komponenten für die Ökologie. Hauptsache Wachstum! Hier denken Politiker so, wie es der Kabarettist Volker Pispers überspitzt formuliert: ‚Ein zu kühles Konsumklima ist für die Menschen sehr viel gefährlicher als ein zu heißes Wetter oder Weltklima. Wenn der Meeresspiegel steigt, ist das nur halb so schlimm, als wenn der Autoabsatz sinkt.’

Werbung treibt den Konsum an, starker Konsum bringt Wachstum, starkes Wachstum schafft Arbeitsplätze, Arbeitsplätze stehen für eine florierende Wirtschaft, wirtschaftliche Wachstumsraten garantieren Wohlstand, Wohlstand bringt Fortschritt, Fortschritt löst irgendwie alle anfallenden Probleme. Nur peinlich, dass genau dieses Denkschema uns in eine desolate Situation führte.

Es scheint so, dass unser Wirtschaftssystem den wohl radikalsten Weg des Konsumierens verfolgt, den der amerikanische Einzelhandelsanalyst Victor Lebow in einem Artikel Price Competition in 1955 formulierte: ‚unsere enorm produktive Ökonomie (…) verlangt [von uns], dass wir den Konsum zu unserem Lebensstil machen, dass wir den Kauf und Verbrauch von Gütern in ein Ritual verwandeln, dass wir unsere spirituelle Befriedung und unsere Selbstbestätigung im Konsum suchen (…) Wir müssen Dinge verbrauchen, verbrennen, abnutzen, ersetzen und ausrangieren und das in ständig steigendem Ausmaß.’

Für den amerikanischen Historikers Gary Cross ist der „Konsumismus“ der Sieger der ideologischen Kriege des 20. Jahrhunderts. In seinem Buch An all Consuming Century verfolgt er die These, dass es nicht so sehr der Kapitalismus und die Demokratie waren, die sich gegenüber dem Kommunismus durchsetzten, sondern ganz einfach die Möglichkeit des Massenkonsums in unserem Gesellschaftssystem.

Weg vom Fetisch blindes Wachstum!

Wenn der zitierte Rousseau Recht hat und das Streben nach Glück das Lebensziel aller Menschen ist, muss die Frage erlaubt sein, ob das von Wirtschaft und Politik immer wieder als oberstes Ziel dargestellte Wachstum uns tatsächlich glücklich macht. Ist dieses blinde Wachstum gleichbedeutend mit Fortschritt, Wohlstand oder gar Glückseligkeit?

Wir messen Wachstum bekanntlich am Bruttoinlandsprodukt (BIP). Das BIP ist nichts weiter als die Summe der Preise für alle Waren und Dienstleistungen innerhalb der Landesgrenzen. Ob wir nun Niedrigenergiehäuser bauen oder Autobahnen, ob wir Komasaufen oder danach unsere Leber- und Kreislaufschäden behandeln, es fließt Geld und wirkt sich positiv auf das Wachstum aus.

Wohlstand und Glück lassen sich schwer messen. Es ist sicher falsch, sie am blinden Wirtschaftswachstum messen zu wollen. Aber auch alternative Berechnungsmodelle des Wohlstandes stimmen darin überein, dass ‚die glücklichsten Menschen (dort) leben, wo es ihnen materiell gut geht’ (Fachmagazin Ökotest). Die zweite Feststellung des Fachmagazins ist allerdings interessanter und für manche sicher überraschend: ‚Ab einem gewissen materiellen Wohlstand macht Geld nicht glücklicher.’ Andersrum: Ab einem bestimmten Niveau hat wirtschaftliches Wachstum nichts mehr mit Wohlstand und Glückseligkeit zu tun.

Hier setzen die Thesen des Sozialwissenschaftlers Meinhard Miegel an, der nachweist, dass unser heutiges Wachstum den Wohlstand nicht mehrt, sondern auf teils dramatische Weise verzehrt. Wollen wir einen Rest unseres Wohlstandes behalten, müssen wir schnellstmöglich weg vom Wachstumsfetichismus.

Wachstum auf Kosten anderer und der Umwelt, Wachstum aufgebaut auf endlichen Ressourcen wie Öl, ist in der Tat zu einem gefährlichen Fetisch geworden.

Wachstum aufgebaut auf endlichen Ressourcen oder „Eine Entziehungskur für den Öl-Junkie“

Der Kanadier Jeff Rubin gilt zurzeit als einer der gefragtesten Wirtschaftsexperten. In seinem brillanten Buch Warum die Welt immer kleiner wird – Öl und das Ende der Globalisierung, rüttelt Rubin den Leser mit pointierten Realitäten wach. Mit entwaffnender Offenheit untermauert er die Thesen von der Endlichkeit der natürlichen Ressourcen und den Grenzen des Wachstums.

Warum können wir uns überhaupt schon zum Frühstück exotische Früchte gönnen, in Restaurants Shrimps aus Bangladesh schlemmen, mit dem Geländewagen mal kurz zum Bäcker fahren, uns immer billigere Computer leisten, mal kurz nach London oder Mailand zum Shoppen jetten oder zu Spottpreisen in entlegene Erdteile reisen?

Warum können wir mittlerweile auch im Hochsommer in überdeckten Hallen Skifahren? Schneekanonen machen alles möglich. Das Monatsmagazin Ökotest rechnete in seiner März-Ausgabe 2010 vor, dass die über 3.000 Schneekanonen in Europa in jedem Winter soviel Energie verbrauchen, wie eine Stadt mit 150.000 Einwohnern und soviel Wasser wir die Millionenstadt Hamburg in einem Jahr.

Zurück zu Rubin und der Frage, warum wir uns all diese „Freiheiten“ herausnehmen können: „Allein wegen dem billigen Öl!“

Die Abhängigkeit vom Erdöl treibt die Weltwirtschaft schon jetzt in einen Kreislauf immer wiederkehrender Rezessionen. Die Nachfrage nach dem „schwarzen Gold“ steigt, das Angebot nicht. Auch wenn konservative Ökonomen was anderes verkünden und Politiker dies mit kurzem Blick auf nächste Wahltermine nachplappern, der Kanadier ist unerbittlich: Es quillt immer weniger Öl aus der Erde und die Qualität wird immer schlechter. Die Kosten für die Verbraucher werden massiv steigen. Vieles von dem, was uns heute selbstverständlich erscheint, wird bei explodierenden Erdölkosten nicht mehr möglich sein.

Für den kanadischen Wirtschaftsjournalisten ist eines ganz klar: ‚Wir sollten nicht nur unsere Wirtschaft vom Öl abkoppeln, sondern auch unseren Lebensstil ändern, um ihn an eine Welt zunehmender Energieknappheit anzupassen. Das bedeutet, dass wir lernen müssen, weniger Energie zu verbrauchen. (…) Und es wäre nicht überraschend, wenn die sich abzeichnende neue kleinere Welt viel lebenswerter und erfreulicher wäre als die, die wir im Begriff sind, hinter uns zu lassen.’

Wir werden wohl in Zukunft weniger konsumieren können. Wer Glück und Reichtum allein über Konsum definiert, riskiert in dieser „neuen kleineren Welt“ arm dazustehen.

Wachstum auf Kosten der Umwelt oder ein Wirtschaftsmodell als „Selbstmordpakt“

Es gibt noch einen anderen, dramatischeren Grund, der uns zum Umdenken zwingt: Der Zustand unserer Umwelt, der Umwelt auch, die wir unseren Kindern hinterlassen werden.

UN-Generalsekretär Ban Ki Moon bezeichnete auf dem rezenten Weltwirtschaftsforum in Davos das aktuelle Wirtschaftsmodell in Bezug auf die Umwelt als „globalen Selbstmordpakt“. Wir müssen nachhaltiger wirtschaften, wir brauchen einen „Global Green New Deal“, einen ökologischen Umbau der Industriegesellschaft, wie ihn das United Nations Environment Programme (UNEP) vorschlägt. Warum?

Die NASA und die amerikanische Ozean-Atmosphärenbehörde sind in ihren Aussagen die globalen Wetterdaten betreffend unmissverständlich: 2010 war das wärmste und regenreichste Jahr seit Beginn der Wetteraufzeichnungen Mitte des 19. Jahrhunderts. Klimaforscher weisen nach, dass wir in den letzten hundert Jahren eine mittlere Temperaturerhöhung von 0,7 Grad Celsius zu verzeichnen hatten. Selbst wenn wir sofort einen totalen Emissionsstopp zu verzeichnen hätten, wird eine weitere Erwärmung von 0,6 Grad erfolgen. Als gefährliches Niveau für die Erde gilt eine Erwärmung um 2 Grad. Wenn wir aber so weitermachen wie bisher, wird die Temperatur in den nächsten hundert Jahren um weitere 5 Grad ansteigen. Wo liegt dann die Grenze der menschlichen Anpassungsfähigkeit? Was tun – wenn wir jetzt nichts tun – in einigen Jahrzehnten bei immer häufiger auftretenden Wetterextremen wie Kälte, Hitze, Regen, Dürre oder Sturm? Was tun – wenn wir jetzt nichts tun – mit den Millionen von Klimaflüchtlingen die wir dann weltweit haben werden? Die katastrophalen Überschwemmungen in Pakistan und Australien, die horrende Dürreperiode in Russland, sind nur ein paar Beispiele die zeigen, dass in einer sich erwärmenden Welt Klimaextreme häufiger und stärker auftreten. Es gibt nichts zu deuteln. Beim Thema Erderwärmung gibt es einen überwältigenden wissenschaftlichen Konsens: Der Mensch verursacht den starken Anstieg der globalen Erderwärmung.

Der Living Planet Report der Umweltstiftung World Wildlife Fund (WWF) war in seinem Bericht 2010 äußerst klar: ‚Die Menschheit lebt über ihre Verhältnisse. Wir verlangen mehr, als die Erde uns bieten kann.’ Wir überlasten massiv unsere dringend benötigten Ökosysteme, wir fügen unseren Langzeitsystemen wie Wäldern, Meeren oder Ackerböden schwere Schäden zu, wir sind verantwortlich für den Schwund von genetischer Vielfalt und biologischem Reichtum.

Das bekannte Netzwerk Global Footprint errechnet jedes Jahr den fiktiven Tag, an dem wir unser ökologisches Budget für das ganze Jahr konsumiert haben. Dieser „World Overshoot Day“ war 1987 am 19. Dezember, 1995 am 21. November, 2006 am 9. Oktober und 2010 bereits am 21. August. Das bedeutet, dass wir mehr Ökodienstleistungen – Wasser, Holz, Brennmaterial, frische Luft, Fische, Getreide usw. – verbrauchen, als die Natur bereitstellt und dass wir munter dabei sind, unser ökologisches Kapital und das ökologische Kapital unserer Kinder zu verbrauchen.

‚Um die Nachfrage nach Nahrung, Energieträgern und anderen natürlichen Rohstoffen zu decken, bräuchte man schon jetzt einen zweiten Planeten’, so die Experten der WWF in ihrem Living Planet Report.

Wachstum auf Kosten anderer oder „Denn wir wissen was wir tun.“

Unsere Weltordnung lässt alle 5 Sekunden ein Kind verhungern, alle 4 Minuten verliert ein Mensch das Augenlicht, weil er zu wenig Vitamin A bekommt, jeder 6. Mensch ist permanent schwerst unterernährt. Dabei hätte die heutige Weltlandwirtschaft die Möglichkeit, 12 Milliarden Menschen korrekt, also mit 2.700 Kalorien pro Erwachsenen/Tag zu ernähren. Der Schweizer Jean Ziegler spricht von einer „kannibalischen Weltordnung“, in der die multinationalen Konzerne die neuen Kolonialherren sind, brutaler noch als ihre Vorgänger zu Zeiten der französischen Revolution. Die meisten Politiker sind in seinen Augen nur die Handlanger dieser Konzerne und der Börsenspekulanten.

Die politisch Verantwortlichen der Euro-Zone haben in der Tat 2008 ohne Zögern einen Kreditrahmen von 1.700 Milliarden Euro zur Absicherung der Banken beschlossen und wenige Wochen später der Kürzung des Etats des UNO-Welternährungsprogramms von 4.100 Millionen Euro um 40% zugestimmt.

Ebenso macht der Weltverändererdenker der Wochenzeitschrift Die Zeit, der Philosoph Thomas Pogge eine unerbittliche, beschämende Rechnung: Mit der Hälfte des Geldes, das jüngst für die Rettung der Banken aufgebracht wurde, wäre der Hunger weltweit beseitigt. Für ihn sind wir ‚aktiv mitverantwortlich dafür, dass Armut fortbesteht, weil wir bei der Aufrechterhaltung von ungerechten Institutionen mitwirken, die vorhersehbar Armutsprobleme produzieren (…) Um ihre Gewinne zu maximieren, halten die nationalen und globalen Eliten Milliarden von Menschen in Armut und setzen sie Hunger und Infektionskrankheiten, Kinderarbeit und Prostitution, Menschenhandel und Tod aus.’

Immer wieder sieht sich die UNO-Behörde für Ernährung (FAO) veranlasst, die spekulativen Geschäfte mit Nahrungsmitteln anzuprangern. Immer noch und trotz der vielen Hungernden, werden Nahrungsmittel als Treibstoff verbrannt.

Was sagt sie nun dazu, Rousseaus ‚himmlische, unsterbliche Stimme des eigenen Gewissens’? Trauen wir uns da überhaupt noch von Moral zu reden, von Werten wie Solidarität und Menschlichkeit? Unweigerlich fällt einem hier ein Brecht-Zitat ein, das uns die Ärmsten der Armen, immerhin eine Milliarde Menschen, entgegen schleudern könnten: ‚Ihr Herrn, die ihr uns lehrt, wie man brav leben – Und Sünd und Missetat vermeiden kann – Zuerst müßt ihr uns was zu fressen geben – Dann könnt ihr reden: damit fängt es an. Ihr, die euren Wanst und unsre Bravheit liebt – Das eine wisset ein für allemal: – Wie ihr es immer dreht und wie ihr’s immer schiebt – Erst kommt das Fressen, dann kommt die Moral. – Erst muß es möglich sein auch armen Leuten – Vom großen Brotlaib sich ihr Teil zu schneiden.’

Anders als bei einem der „Sieben Letzten Sätze“ Jesu Christi: ‚Vater, vergib ihnen, denn sie wissen nicht was sie tun’, wissen wir sehr wohl, was wir tun. Wir leben in einer Halligalli-Gesellschaft, die unbequeme Wahrheiten verdrängt. Solange jedenfalls sogenannte Promis in „Dschungelcamps“ für weitaus mehr Gesprächsstoff sorgen, als die horrenden, besorgniserregenden Überschwemmungen in Australien, unweit des Drehortes, deutet alles darauf hin.

‚Solidarität ist die Zärtlichkeit der Völker’ sagte einst Ernesto Che Guevara. Aber sind wir noch zu wahrer Solidarität fähig? Oder tun wir das, was Reiche schon immer getan haben und werfen lediglich unsere Brotkrumen den Armen hin? Sind wir noch zu Solidarität mit zukünftigen Generationen fähig, haben wir sie noch, die „Zärtlichkeit“, die Fürsorge, die Eltern für ihre Kinder haben? Oder sind wir tatsächlich so abgestumpft und verfahren nach dem Prinzip ‚Was kümmert mich die Nachwelt – hat sich die Nachwelt je um mich gekümmert?’ wie es der Entertainer Groucho Marx bitterböse formuliert?

Das Prinzip Hoffnung oder „Was ist ein gutes Leben“?

Man liest immer öfter, unsere Gesellschaft stehe an einem Scheideweg.  Wir denken eher, dass wir gar nicht umhin können, ein Gegenmodell zur aktuellen zügellosen Konsumkultur zu entwickeln, ein Gegenmodell auch zu einem zügellosen Kapitalismus, der unsere Mitmenschen, unsere eigenen Lebensgrundlagen und diejenigen unserer Kinder rücksichtslos hypothekiert.

‚In dieser Gesellschaft brodelt es’ empfindet zu Recht der Soziologe Oskar Negt. Zum Glück wächst die Zahl derer, die wissen, dass es so nicht weiter gehen kann und die Zahl derer, die es einfach nicht mehr wollen oder nicht mehr ertragen und sich nach etwas Anderem, einer neuen Lebensqualität, sehnen.

Auch wenn vieles schief läuft und wir uns auf einem sehr gefährlichen Irrweg befinden, gibt es Grund zur Hoffnung. Es wäre falsch, in Pessimismus und Lethargie zu verfallen. Im Gegenteil. Wir sollten unsere Zukunft mutig und zuversichtlich angehen und konsequent eintreten für Veränderung, nicht für „immer mehr“, nein, im Gegenteil für „konsequent weniger, aber eben besser“. Schon der griechische Philosoph Epikur wusste: ‚Alles, was der Körper will, ist: Nicht frieren, nicht hungern, nicht dürsten. Alles, was die Seele will, ist: Nicht traurig sein, nicht Angst haben.’ Dieser Zustand führt zum Seelenfrieden und somit zur Glückseligkeit. Mit Luxus, Reichtum, Konsum und dergleichen hat das nichts zu tun.

Schließen möchten wir mit einer der Schlussthesen der bekannten Toblacher Gespräche, die in unseren Augen das Wesentliche so auf den Punkt bringt, dass dem nichts hinzuzufügen ist: ‚Am Ende dieses Jahrhunderts sind wir mit neuen Wahrheiten konfrontiert. Die Wahrheit über uns: Sparen. Die Wahrheit über die Natur: Uns begrenzen. Die Wahrheit über unser Verhältnis zur dritten Welt: Abgeben. Die Wahrheit über die zukünftigen Generationen: Teilen. Das zwingt uns, das rechte Maß der Dinge wiederzufinden. Wir müssen den Geschmack für langsamere Geschwindigkeiten, regionalisierte Märkte, lokales Handwerk, behutsame Güterausstattung gewinnen und ein neues Interesse auf die Kultivierung der Politik, der Freundschaft und des eigenen Selbst richten. Anzustreben ist eine Zivilisation, in der die Wiederentdeckung und Pflege der Schätze an religiöser, kultureller, ethischer und ästhetischer Überlieferung ebenso wichtig ist wie die Erhaltung der Wälder, der Tier- und Pflanzenarten, der Gewässer und Böden. Eine faszinierende Aufgabe steht vor uns: eine Gesellschaft aufzubauen, die mit „langsamer, weniger, besser, schöner“ neue Werte findet, die Spirale der permanenten Nichtsättigung bricht, die illusorischen Wachstumsträume aufgibt und sich verantwortungsvoll dem guten Leben verpflichtet.’

Diese Formulierung stammt aus dem Jahre 1997. Sie ist aktueller denn je und es lohnt sich, dafür einzutreten.

Dieser Artikel ist keine wissenschaftliche Arbeit. Es sind Gedankengänge, die seitens der Autoren in ihrem zivilgesellschaftlichen Engagement gewonnen wurden. Diese Überlegungen wurden inhaltlich gestärkt durch diverse Literatur und unserem Respekt vor engagierten Menschen wie Jean Ziegler, Thomas Pogge oder dem unvergessenen Hans Glauber, die uns mit ihren Überzeugungen sehr für unser Engagement in der Zivilgesellschaft motivieren.

Literaturhinweise:

Hans Glauber, Langsamer, Weniger, Besser, Schöner – Bausteine der Zukunft, München 2006.

Meinhard Miegel, Exit – Wohlstand ohne Wachstum, Berlin 2010.

Thomas Pogge, Gerechtigkeit in der Einen Welt, , hg. v. Julian Nida-Rümelin; Wolfgang Thierse u. a., Essen 2009.

Jeff Rubin, Warum die Welt immer kleiner wird – Öl und das Ende der Globalisierung, München 2010.

UNEP, Green Economy,

http://www.unep.org/greeneconomy, 11.02.2011

Worldwatch Institute (Hg.), Zur Lage der Welt 2004 – Die Welt des Konsums, München 2004.

Dass., Zur Lage der Welt 2010 – Einfach besser Leben – Nachhaltigkeit als neuer Lebensstil, München 2010.

World Wildlife Fund, Living Planet Report 2010, 2010,

http://assets.panda.org/downloads/living_planet_report_2008.pdf, 11.02.2011

Jean Ziegler, La Haine de l’Occident, Paris 2008.

Françoise Kuffer

Jahrgang 1960

Lehrbeauftragte im Echternacher Lyzeum

Ehrenabgeordnete

Aktiv in der Solidaresch Aktioun Echternach ONGD

Raymond Becker

Jahrgang 1953

Staatsangestellter

1995-2003 Vorstandsmitglied des Öko-Instituts Freiburg e.V.

Aktiv im Cercle de Réflexion et d’Initiative Vivi Hommel asbl

Artikel von Françoise Kuffer und Raymond Becker im Rahmen der Ausstellung „Armes Luxemburg?!“

Details betreffend die Ausstellung unter:

http://www.musees.lu/4/eid,225532/armes-luxemburg-!.html

AIDS, Malaria oder Haarausfall?

„Jeder Mensch hat das Recht auf einen Lebensstandard, der ihm und seiner Familie eine angemessene Gesundheit ermöglicht sowie ein Recht auf Ernährung, Wohnraum und auf medizinische und soziale Dienste.“

Artikel 25 der Gründungserklärung der Vereinten Nationen zu den Menschenrechten von 1948.

62 Jahre später sind wir noch meilenweit vom diesem hehren Anspruch entfernt.

Jährlich sterben etwa 18 Millionen Menschen weil sie arm sind, weil sie beispielsweise keinen Zugang zu sauberem Trinkwasser haben oder, ganz banal, weil sie kein Moskitonetz besitzen. Viele dieser Menschen sterben an Krankheiten, für die es keine wirksamen Medikamente gibt oder weil sie sich die notwendigen Medikamente nicht leisten können. Schätzungen zufolge haben ein Drittel aller Menschen keinen angemessenen Zugang zu medizinischer Versorgung.

Die aktuellen Daten betreffend die AIDS-Erkrankungen sind alarmierend: Weltweit gibt es 33 Millionen infizierte Menschen; bei der Tuberkulose versagen immer mehr die herkömmlichen Antibiotika; die auslaufende Anti-Malaria-Dekade der Vereinten Nationen war wenig erfolgreich, das Ergebnis ernüchternd: an sogenannten „vernachlässigten Krankheiten“ wie Cholera, Ruhr, Typhus, Lepra sterben weiterhin unzählige Menschen.

Dieser Teufelskreis von Armut, Krankheit und Tod kann nur durchbrochen werden, wenn wir im wirtschaftlich entwickelten Norden einsehen, dass wir die Armut im Süden durch unser ökonomisches System und unser tägliches Handeln aufrechterhalten. Solange wir ein Wirtschaftsystem stützen, das auf die alleinigen Interessen der industrialisierten Welt zugeschnitten ist, pflastern wir mit unseren Hilfen im Süden nur an Wunden herum. Wir brauchen dringend soziale, ökologische und ethische Kriterien, die in unser ökonomisches Handeln einfließen. Wir brauchen eine ökonomische Globalisierung, die allen Menschen zugutekommt, nicht nur einer Minderheit. Nur so können wir unser Verhältnis zum Süden solidarischer und gerechter gestalten.

Wir tragen eine Mitverantwortung an der bestehenden Armut des Südens, wir tragen somit auch eine Mitverantwortung an der katastrophalen Gesundheitssituation in vielen dieser Länder.

Fehler in den Rahmenbedingungen.

Die Initiative „Incentives for Global Health“ (www.yale.edu/macmillan/igh) hat sich zum Ziel gesetzt, die medizinische Grundversorgung weltweit zu verbessern. Um dieses Ziel zu erreichen, muss die Pharmaindustrie Medikamente entwickeln, die einerseits für die globale Verbesserung der Gesundheit wichtig sind und andererseits allen Menschen zugänglich sind. Dies ist heute nicht der Fall.

Peter Singer, australischer Professor für Bioethik an der Princeton University (USA), formuliert es so: „Die Krankheiten die 9/10 der globalen Krankheitsbelastung verursachen, erhalten nur 1/10 des medizinischen Forschungsaufwandes. In der Folge sterben jedes Jahr Millionen von Menschen an Krankheiten, für die keine neuen Medikamente in Vorbereitung sind, während die Pharmaunternehmen Milliarden in die Entwicklung von Mitteln gegen Erektionsstörungen, Haarausfall oder Akne stecken.“

Mit anderen Worten, die Pharmaindustrie investiert 90% der Forschungsmittel in 10% der Krankheiten. Die Gründe sind leicht ersichtlich. Es sind die bestehenden Rahmenbedingungen, die bei den Pharmafirmen für falsche Anreize sorgen.

Die Herstellung eines neuen Medikamentes ist teuer. Allein Forschung und Entwicklung verursachen hohe Kosten. Diese Kosten müssen die Pharmafirmen im Verkaufspreis ihres jeweiligen Medikamentes berechnen.

Wichtig für die Firmen ist in diesem Zusammenhang der Patentschutz auf Medikamenten wie er 1994 von der Welthandelsorganisation (WTO) im TRIPS-Abkommen (Übereinkommen über handelsbezogene Aspekte der Rechte am geistigen Eigentum) festgelegt wurde.

Das aktuelle System ist denkbar einfach: Ein Unternehmen verspricht sich von der Entwicklung eines neuen Medikamentes möglichen Erfolg. Das Unternehmen lässt sich das Medikament patentieren, lange bevor es überhaupt auf den Markt kommt. Dies bedeutet konkret, dass die Firma während 20 Jahren für dieses Medikament eine Monopolstellung hat, d.h. sie kann frei über den Verkaufspreis entscheiden und keine andere Firma darf das Medikament kopieren und billiger anbieten, was u.a. mit hohen Forschungs- und Entwicklungskosten begründet wird. Ein Patent ist somit eigentlich ein Monopol, das den Verkaufspreis erhöht. Ein Medikament, das für 1€ herstellbar wäre, kann für 10€ konkurrenzlos verkauft werden. So deckt die Firma ihre Unkosten und kann Gewinne erzielen.

Dieses System mag auf den ersten Blick einleuchtend sein, es birgt aber gravierende Nachteile: Weltweit können – bzw. könnten – sich arme Menschen oder Menschen ohne Sozialversicherung neue, teure Medikamente überhaupt nicht leisten. Es ist demnach für Pharmafirmen gänzlich uninteressant, in die Forschung und Entwicklung von Medikamenten zu investieren, die jene Krankheiten bekämpfen, die gerade diese armen Menschen besonders hart treffen. Daher der Begriff „vernachlässigte Krankheiten“. Es ist einfach lukrativer Medikamente für Krankheiten zu entwickeln, die eher wohlhabende oder sozial abgesicherte Menschen befallen.

Zwischen 1974 und 2004 gab es ganze 1.556 Neuzulassungen von Medikamenten. Nur 21 dieser Neuzulassungen betrafen die in der Fachsprache titulierten „vernachlässigten Krankheiten“ wie Malaria oder Tuberkulose. Solange die Entwicklung von Medikamenten gegen Haarausfall, Akne, Potenzstörungen, Zuckerkrankheiten, Bluthochdruck usw. wesentlich ertragsbringender bleibt, wird sich daran auch kaum etwas ändern.

Viele Krankheiten, die wir in unserer westlichen Welt bis jetzt ungenügend beachten, kommen in Ländern mit extremer Armut vor. Dass dies in einer globalisierten Welt auf Dauer auch für uns fatal sein kann, zeigen Krankheiten wie Vogel- und Schweinegrippe, die Infektionskrankheit SARS oder das rezent in die Schlagzeilen geratene „Super-Bakterium“ mit dem Gen NDM-1.

Von TRIPS zu HIF.

Wer etwas an der aktuellen Situation ändern möchte, im Sinne einer gerechteren globalen medizinischen Versorgung, muss eine Antwort finden auf folgende Fragen: Wie kann die Pharmaindustrie motiviert werden, in die Forschung und Entwicklung von Medikamenten zu investieren, die von Millionen armen Menschen so dringend benötigt werden? Wie kann sichergestellt werden, dass diese Menschen sich die Medikamente dann auch leisten können?

Die Verantwortlichen der „Incentives for Global Health“, Thomas Pogge, deutscher Professor für Philosophie an der Yale-University (USA) und Aidan Hollis, Professor für Wirtschaftswissenschaften in Calgary (CDN), haben einen interessanten Vorschlag unterbreitet, der den Namen „Health Impact Fund – HIF“ trägt.

Pharmafirmen wollen wirtschaftlich erfolgreich sein. Wirtschaftlicher Erfolg darf demnach zukünftig nicht mehr ausschließlich an Patente und Monopole gekoppelt sein. Dafür soll ein Gesundheitswirkungsfonds (HIF) gegründet werden, ein Alternativangebot zum Patentrecht. Ähnlich wie beim Patentrecht, können Pharmafirmen ein zu entwickelndes Medikament bei diesem Gesundheitswirkungsfonds „HIF“ anmelden. Durch diese Anmeldung verpflichten sich die Firmen, das Medikament zum Entstehungspreis anzubieten, also vergleichsweise günstig. Im Gegenzug erhält die betreffende Firma jährlich Gelder aus dem Fonds. Die Höhe der finanziellen Zuschüsse hängt jeweils von den positiven Auswirkungen des Medikamentes auf die Weltgesundheit ab. Pogge und Hollis liefern für die Messung der Reduktion einer Krankheitsbelastung mit ihrem „QUALY (Quality Adjusted Life Years)“ ein realistisches Instrument.

Dieses System liefert den Anreiz, auch dort zu forschen, wo es bisher finanziell uninteressant, oder nicht finanzierbar war. Es hat den enormen Vorteil, Medikamente für „vernachlässigte“ Krankheiten überhaupt erst möglich und dann auch bezahlbar zu machen.

Der Fonds selbst würde von Regierungen gespeist. Pogge und Hollis schätzen, dass etwa 6 Milliarden US-Dollar pro Jahr genügen würden, um die notwendigen Anreize für die Pharmaindustrie zu schaffen. Diese Summe wäre verfügbar, wenn jene Länder auf die ein Drittel der globalen Wirtschaftsleistung entfällt, 0,03% ihres Bruttonationaleinkommens beisteuern würden. Dies wären, um beim US-Dollar zu bleiben, 3 Cent pro 100 Dollar. Aufgrund der Milliarden-Summe, die bei der rezenten „Banken-Rettung“ zirkulierte, eigentlich ein Klacks!

Das Konzept eines „Health Impact Fund“ ist faszinierend und revolutionär. Es schaltet die Regeln des Marktes nicht aus, sondern es versucht, den Markt neu zu gestalten.

Der CRI Vivi Hommel und die Pharmaciens sans Frontières Luxembourg, werden konsequent in der Zivilgesellschaft und bei den politischen Entscheidungsträgern für das „HIF-Konzept“ werben.

Raymond Becker                                                               Camille Groos

Cercle de Réflexion et d’Initiative                                   Pharmaciens Sans Frontières

Vivi Hommel asbl                                                               Luxembourg ONGD

Kein „nukleares Kopenhagen“!

Überprüfungskonferenz des Atomwaffensperrvertrages:

Kein „nukleares Kopenhagen“!

„Der Mensch erfand die Atombombe, doch keine Maus würde eine Mausefalle konstruieren.“ – Albert Einstein.

Wer erinnert sich nicht an die kritischen Kommentare als der Friedensnobelpreis im September 2009 an Barack Obama ging: „Der Nobelpreis ist keine Auszeichnung fürs Redenhalten.“ (Der Spiegel). Der Cercle de Réflexion et d’Initiative Vivi Hommel bezeichnete die damalige Verleihung als ein Zeichen der Hoffnung. Shimon Peres formulierte: „Sie haben uns die Lizenz zum Träumen und zum Handeln in eine noble Richtung gegeben.“ Die Lizenz zum Träumen bleibt, das Handeln kam schneller als erwartet. Innerhalb weniger Monate gab es Schritte in Richtung sicherere Welt.

Mit seiner Rede einer „Global Zero“-Vision, einer atomwaffenfreien Welt, im April 2009 in Prag, unterbreitete der amerikanische Präsident Obama auch eine neue Kultur des Dialogs seitens der Vereinigten Staaten. Mehr Miteinander statt Gegeneinander sollte der Tenor amerikanischer Außenpolitik in Rüstungsfragen werden.

Die Folge war, dass Bewegung in festgefahrene Diskussionen und stockende Verhandlungen im Bereich der atomaren Abrüstung kam.

  • Die amerikanische Administration sieht vor, einen weiteren Anlauf zwecks Ratifizierung des im Jahre 1996 erstellten Kernwaffenteststopp-Vertrag (Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty – CTBT) zu unternehmen. Im Jahre 1999 wurde diese Ratifizierung seitens des Senats abgelehnt. Dieser Vertrag verbietet die Durchführung jeder Art von Testexplosionen, sei dies für militärische oder zivile Zwecke. Damit dieser Vertrag in Kraft tritt, müssen ihn alle 44 Kerntechnikstaaten ratifiziert haben. Dies ist bis dato nicht der Fall. Es fehlen Ägypten, China, Indien, Indonesien, Iran, Israel, Nordkorea, Pakistan und wie angedeutet die USA.
  • Der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen hat im September 2009 einstimmig eine historische Resolution verabschiedet. Als Ziel wurde die Abschaffung aller Atomwaffen postuliert. Der Sicherheitsrat, dem die 5 Nuklearmächte USA, Russland, China, Großbritannien und Frankreich als ständige Mitglieder mit Vetorecht angehören, ruft die Staatengemeinschaft auf, größere Anstrengungen gegen die Weiterverbreitung der Atomwaffen, gegen die Risiken des Atomterrorismus und für die Abrüstung zu unternehmen.
  • Die im März dieses Jahres erfolgreich abgeschlossenen Abrüstungsverhandlungen zwischen den USA und Russland über ein neues Abkommen betreffend die strategischen Atomwaffen (START-Vertrag), zeigen den Willen der beiden Supermächte Schritte in Richtung konkreterer Abrüstung zu unternehmen.
  • Im April trafen sich in Washington 47 Staaten um über Nuklearsicherheit zu beraten. Die Teilnehmer verpflichteten sich alles für die Sicherheit ihrer nuklearen Materialien zu tun, damit sie nicht in Hände von Terroristen gelangten. Sie sagten sich gegenseitige Unterstützung bei allen anfallenden Sicherheitsfragen wie Suche, Transport, Bewachung und Lagerung von strahlendem Material zu.
  • Die USA verzichten in ihrer neuen Militärdoktrin (Nuclear Posture Review) auf den Ersteinsatz von Atomwaffen gegen jene Staaten die sich an den NPT-Vertrag halten.
  • Vor wenigen Tagen veröffentlichte das Pentagon erstmals seit 1961 das gesamte amerikanische Atomarsenal. Diese Offenlegung zeigt den Willen zu Transparenz und den Umfang getätigter Abrüstung. Die Nuklearmacht Grossbritanien legte vor wenigen Tagen nach, erstmals wurde das Atomwaffenarsenal der Briten offengelegt.
  • In diesen gesamten Kontext gehört auch die Kairoer-Rede von B. Obama im Juni 2009. Die Handreichung an die muslimische Welt gab und gibt Hoffnung auf Frieden. Noch nie hatte die Welt ein solches Werben für einen politischen Neuanfang zwischen den USA und der islamischen Welt von irgendeinem amerikanischen Politiker gehört.

Keine Frage, vieles hiervon kann und muss kritisch hinterfragt und kommentiert werden: Die amerikanische Ratifizierung des CTBT-Vertrages und des neuen START-Abkommens ist aufgrund der Mehrheitsverhältnisse im Senat alles andere denn abgesichert; die spannungsgeladene Auseinandersetzung um einen amerikanischen Raketenschild wurde im START-Vertrag ausgeklammert; es gibt immer noch 22.000 atomare Sprengköpfe und die USA wie auch Russland arbeiten an der technischen Weiterentwicklung dieser Waffen; in Washington wurde auf der Sicherheitskonferenz kein verbindliches Papier verabschiedet; die USA verzichten keinesfalls auf nukleare Waffen in ihrer neuen Militärdoktrin; allgemein steigen die Militärausgaben weltweit, dies aufgrund horrender Aufrüstung im sogenannten konventionellen Bereich.

Aber hier geht es um Atomwaffen, Waffen mit einem unvorstellbaren Zerstörungspotential, Waffen die auch im Friedensfall eine hohe Gefahr darstellen. Es geht hier um die „Global Zero“-Vision, es geht um Schritte und Wege wie man eine atomwaffenfreie Welt erreichen kann.

Die aufgezählten Initiativen der letzten Monate sind alles Schritte, die vor 2009 unter der Bush-Administration unvorstellbar waren. Multilaterale Abkommen waren verpönt. Die Welt wurde in Gut und Böse aufgeteilt, es gab „Schurkenstaaten“, Polarisierung und sture Ideologisierung galten außenpolitisch als amerikanische Markenzeichen.

Unter diesen Vorzeichen fand vom 3. bis zum 28. Mai in New-York, die turnusgemäß alle 5 Jahre vorgesehene Überprüfungskonferenz des Atomwaffensperrvertrages statt.

Der Atomwaffensperrvertrag oder Nichtverbreitungsvertrag (Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons – NPT) aus dem Jahre 1970, ist neben dem Kernwaffenteststopp-Vertrag der wichtigste Vertrag zur Sicherung der Rüstungskontrolle und der nuklearen Abrüstung. Zu Beginn auf 25 Jahre angelegt, wurde er 1995 unbegrenzt verlängert.

Der NPT-Vertrag schließt in seinen Grundzügen eine Verbreitung von Kernwaffen aus, dies bedeutete der Vertrag definierte eine atomare „Zwei-Klassengesellschaft“. Wer in jenen Jahren Atomwaffen hatte, durfte diese behalten, alle anderen sollten darauf verzichten. Im Gegenzug verpflichteten sich die nuklearen Staaten zu einer Abrüstung und allen Ländern wurde das Recht auf die zivile Nutzung der Kernenergie zugestanden.

Zum heutigen Zeitpunkt haben diesen Vertrag die damaligen und heutigen Atommächte USA, Russland, China, Frankreich sowie Großbritannien und weitere 183 Staaten unterzeichnet. Es fehlen die Unterschriften von Indien, Pakistan, Israel und Nordkorea das sich 2003 aus dem Vertrag zurückzog.

Im Jahre 1997 wurde ein wichtiges Zusatzprotokoll verabschiedet. Dieses Protokoll soll den Missbrauch ziviler Atomprogramme für militärische Zwecke wirksamer verhindern. Bis zu jenem Zeitpunkt beschränkten sich Kontrollen auf Atomanlagen und Orte wo Kernmaterial gelagert oder verwendet wurde. Seit 1997 wurde die Informationspflicht auf Forschung und Industrie erweitert. Zudem muss über die Beseitigung radioaktiver Abfälle, über den Handel mit Gütern im Nuklearbereich und über Planungen zukünftiger Atomprogramme informiert werden. Kontrollen können kurzfristig (nach 2 bis 24 stündiger Vorankündigung) durchgeführt werden. Beim Zusatzvertrag sieht es mit der Ratifizierung etwas anders aus. Dieser Vertrag ist (Stand April 2010) nur bei 98 Staaten in Kraft.

Die Einhaltung des Vertrages und des Zusatzprotokolls wird durch die Internationale Atomenergiebehörde (IAEA) mit Sitz in Wien kontrolliert.

Schon allein die Definition des Vertrages sowie die Liste der Nichtunterzeichner zeigen die stetige spannungsgeladene Situation. Wo liegt oder gibt es überhaupt eine Grenze zwischen ziviler und militärischer Nutzung der Kernenergie? Ist eine lückenlose Überwachung zwecks Einhaltung des Abkommens überhaupt möglich? Pakistan und Indien sind im Besitz von Atomwaffen, Israel dürfte ebenfalls solche Waffen besitzen und von der unberechenbaren Führungsclique in Nordkorea kann man alles erwarten wie das rezente Säbelgerassel auf der koreanischen Halbinsel bestätigt. Hinzu kommt das Schielen auf die Atombombe eines der Unterzeichner des NPT-Abkommens, dem Iran.

Die letzte Überprüfungskonferenz 2005 wurde zum Fiasko. Die Teilnehmer konnten sich damals nicht mal auf eine Tagesordnung einigen.

Die Resultate 2010 sind ermutigender. Einige interessante Pisten die anlässlich dieser Konferenz zur Diskussion gelangten und die die internationale Politik noch weit über diese Überprüfungskonferenz hinaus beschäftigen, werden in einem zweiten Beitrag skizziert.

 

 „Es wird immer klarer, dass Atomwaffen nicht länger taugen um Sicherheit zu erreichen, sondern unsere Sicherheit mit jedem Jahr mehr gefährden.“ Michail Gorbatschow.

Die 8. Überprüfungskonferenz des Atomwaffensperrvertrages (NPT-Vertrag) begann Anfang Mai mit verbaler Eskalation des Irans gegen die USA und die Atomenergiebehörde. Der iranische Präsident bezichtigte sie der Regelverstöße am bestehenden NPT-Vertrag.

Man glaubte sich in das Jahr 2005, in die 7. Überprüfungskonferenz, zurückversetzt. Der Iran trug mit ähnlichen verbalen Attacken seinen Teil zum Scheitern der Konferenz bei. Einen Beitrag hierzu lieferte auch die damalige Bush-Administration mit ihrer jahrelangen sturen Haltung in Abrüstungsfragen und ihrer Ideologisierung der Außenpolitik. Vor 5 Jahren war es für den Iran noch leichter den Atommächten und allen voran der Regierung Bush, aufgrund eingegangener Versprechen, Stillstand bei der atomaren Abrüstung nachzuweisen. Viele blockfreie Staaten waren auch verstimmt aufgrund der unnachgiebigen und einseitigen Haltung des Trios Bush/Cheney/Rumsfeld in vielen außenpolitischen und militärischen Fragen.

Das Regime im Iran muss aber zur Kenntnis nehmen, dass 2010 nicht 2005 ist. Es ist für jeden ersichtlich, dass wir heute in einem verbesserten internationalen Klima agieren.

Warum also nun die verbale Kraftmeierei des Iran-Regimes? Die Antwort liegt auf der Hand: Sie wollen von den eigenen Regelverstößen gegen das Vertragswerk ablenken.

Regelverstöße gegen das bestehende Abkommen müssen geahndet werden. Dies gilt auch für den Iran. Das Regime steht unter dem Verdacht zu betrügen. Es ist nicht hinnehmbar, dass die Atomenergiebehörde (IAEA) bis heute nicht bestätigen kann, ob das Land sein nukleares Material ausschließlich für friedliche Zwecke nutzt. Seit wenigen Tagen wird nun so getan, als sei Bewegung in diesem Atomstreit entstanden. Ob sich das Abkommen zwischen dem Iran, der Türkei und Brasiliens als Durchbruch oder als Mogelpackung erweist, bleibt genauestens zu analysieren. Solange sich das iranische Regime den UN-Resolutionen widersetzt und weiter mit der IAEA ein „Katz und Maus“-Spielchen betreibt, ist das Ganze eine Mogelpackung. Solange müssen Sanktionen gegen das Regime auf der Tagesordnung bleiben und umgesetzt werden.

Dr. Oliver Thränert von der Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP) in Berlin, trifft den Punkt mit seiner Bemerkung: „Wer die Welt von Atomwaffen befreien will, muss zunächst die nukleare Ordnung retten.“ So war wichtig, dass anlässlich dieser Überprüfungskonferenz das Vertragswerk nicht aufgeweicht wird. Die eingegangene Übereinkunft, dass die Atommächte abrüsten, die anderen Staaten an den Technologien für die friedliche Nutzung der Kernenergie teilhaben lassen und kein weiterer Staat in den Besitz von Atomwaffen kommen kann, musste im Rahmen der Überprüfungskonferenz als nukleare Ordnung gefestigt werden. Gewusst ist, dass besonders in der Zivilgesellschaft die Rolle der sogenannten friedlichen Nutzung der Kernenergie heftig kritisiert wird. Aber hier geht es um die Basis einer ordnungspolitischen Struktur, die Abrüstung erst ermöglicht.

Wie könnten auch nach Abschluss der Konferenz Ansätze einer weiteren Stärkung des NPT-Vertrages aussehen? 7 Pisten seien skizziert:

  • Dass der NPT-Vertrag 1995 auf unbefristete Zeit verlängert wurde, lag vor allem an der Tatsache, dass die Atommächte allen nicht-nuklearen Staaten versprachen, die Schaffung einer atomwaffenfreien Zone im Nahen Osten zu fördern. Das schon oben zitierte US-Trio wollte aber in seiner Amtszeit nichts mehr von dieser Initiative wissen. Die USA und Russland haben die Initiative der Förderung einer atomwaffenfreien Zone im Nahen Osten wieder aufgegriffen und um ganz praktische Umsetzungsschritte ergänzt. Das 1995 eingegangene Versprechen erhält 15 Jahre später wieder Auftrieb. Für 2012 soll eine Konferenz aller Beteiligten zur Einrichtung einer solchen Zone einberufen werden. Ein wichtiger Erfolg dieser Überprüfungskonferenz.
  • In diesem Zusammenhang müsste auch die Schaffung einer kernwaffenfreien Zone auf der koreanischen Halbinsel weiter ein Thema bleiben. In einer rezenten Resolution des Europäischen Parlamentes, wurde der amerikanische Ansatz für einen bilateralen Dialog im Rahmen der „Sechs-Parteien-Gespräche“ für eine kernwaffenfeie Zone in dieser Region unterstützt. Die Atommacht China ist hier besonders gefordert.
  • Geklärt werden müsste ebenfalls das pfauenhafte und im Endeffekt größenwahnsinnige Getue Brasiliens. Das offene Kokettieren politischer Entscheidungsträger mit dem Besitz einer Atombombe widerspricht allen derzeitigen Ansätzen einer Welt ohne diese Massenvernichtungswaffen. In diesem Sinne muss auch das schon zitierte rezente trilaterale Abkommen zwischen Brasilien, der Türkei und dem Iran genaustens analysiert werden.
  • Die Nichtverbreitung von Atomwaffen bleibt ein weiterer wichtiger Themenkomplex. In der Diskussion befindet sich eine Art internationale Bank für Brennstoffe, also von Material das zur Nutzung der Kernenergie gebraucht wird. Länder könnten benötigtes Brennmaterial für das Betreiben von Atomkraftwerken bei dieser Bank abrufen. Diese Bank würde in einem atomwaffenfreien Land eingerichtet werden. Den Zugang zu den Brennstoffen sollen nur Länder erhalten, die sich uneingeschränkt den Richtlinien der IAEA fügen. Hierzu würden auch stärkere Kontrollen, bessere Sanktionsmöglichkeiten und das absolute Verbot einer ländereigenen Urananreicherungs- und Wiederaufbereitungsanlage gehören. Diese Anlagen sind wesentliche technische Voraussetzungen für die Entwicklung einer Atombombe.
  • Bewegung muss auch in die derzeitige nukleare Aussenseiterrolle Indiens, Pakistans, Israels und gar Nordkoreas kommen. Diese Länder können auch aus eigenen Sicherheitsinteressen dem Atomwaffensperrvertrag nicht ewig die kalte Schulter zeigen.
  • Anlässlich der 6. Überprüfungskonferenz im Jahre 2000, also kurz vor der fatalen W. Bush-Ära, einigten sich die Vertragsstaaten auf 13 konkrete Schritte zu atomaren Abrüstung. Stichworte in diesen Verspechen waren beispielsweise die Atomwaffenarsenale einseitig zu verringern, den militärischen Stellenwert dieser Waffen zu senken oder die permanente Genfer UN-Abrüstungskonferenz (Conference on Disarmament) stärker mit Fragen der nuklearen Abrüstung zu befassen. Es bleibt weiterhin mehr als angebracht diese 13 Versprechen in einem Zeitplan zu konkretisieren. Auf der rezenten Tagung verpflichteten sich die Atommächte zwar weiter abzurüsten und gar alle Atomwaffen aufzugeben, aber ein konkreter Zeitrahmen wurde nicht genannt.
  • Zu begrüßen sind die Aussagen des luxemburgischen Außenministers Jean Asselborn anlässlich der Eröffnung der Überprüfungskonferenz: «  (…) ensemble avec mes collèges de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Norvège, nous avons lancé un débat au sein de l’OTAN afin d’adapter le concept stratégique de l’Alliance au nouvel environnement sécuritaire dans lequel nous évoluons. Que la vision du Président Obama se situe dans le long terme ne dois pas servir d’excuse à notre Alliance pour manquer d’ambition. »

Solche Aussagen gehörten auch auf die UN-Konferenz in New-York. Es gilt in den kommenden Monaten in einer neuen NATO-Strategie die Kernwaffen neu zu bewerten. Ein atomwaffenfreies Europa in einer atomwaffenfreien Welt muss das Ziel aller Anstrengungen sein. Der vor wenigen Tagen vorgelegte erste Entwurf einer neuen militärischen Strategie zielt aber keineswegs in diese Richtung. Alle die nun den Mund gespitzt haben, sind gefordert zu pfeifen! Sie können sich der Unterstützung der Zivilgesellschaft sicher sein.

Die 8. Überprüfungskonferenz war kein „nukleares Kopenhagen“. Ein Abschlussdokument wurde im Konsens verabschiedet. Viele kontroverse Diskussionspunkte wurden und werden weiter vorangetrieben, das allgemeine internationale Klima wird sich auf absehbare Zeit weiter positiv entwickeln. Daran werden auch einige Quertreiber nichts ändern.

Der NPT-Vertrag bleibt trotz allen Unzulänglichkeiten ein Erfolg. Niemand wagt sich vorzustellen, wie die atomare Welt heute ohne ein solches Vertragsgebilde aussehen würde.

Vielleicht ist gerade im Bereich der nuklearen Abrüstung frei nach Günther Grass, der Fortschritt eine Schnecke.

Raymond Becker

Cercle de Réflexion et d’Initiative Vivi Hommel asbl

 

Tageblatt       3/4.6.2010

Für einen engagierten Citoyen!

Eine neue Graswurzelbewegung:

Für einen engagierten Citoyen!

Artikelserie im Tageblatt

Françoise Kuffer und Raymond Becker

„Augen, die nichts sehen, ein Herz, das nichts empfindet.“ kubanisches Volkslied.

3. Februar 2010

 „Menschenzerstörende Organisationen“.

„Zum ersten Mal in der Geschichte der Menschheit ist der objektive Mangel besiegt und die Utopie des gemeinsamen Glückes wäre materiell möglich.“ – Jean Ziegler.

15. Februar 2010

„Die Stunde unserer selbst ist gekommen.“ – Aimé Césaire

14. April 2010

 

„Augen, die nichts sehen, ein Herz, das nichts empfindet“

kubanisches Volkslied.

Jene die nichts tun wollen waren die Gewinner des Klima-Gipfels in Kopenhagen. Ein Gipfel der Verantwortungslosigkeit wie ihn der profunde SPD-Umweltexperte Michael Müller bezeichnete. Für ihn wurde die Chance vertan, die Grundlagen für eine faire, gerechte und nachhaltige Weltordnung zu legen.

Die Klimadiskussionen werden in Zukunft nicht einfacher werden. Wir werden Thesen wie „Grönland hieß zu Zeiten der Wikinger Grünland“ oder „Klimawandel ist in der Erdgeschichte ja nichts Neues“, „überhaupt ist es ein starkes Stück, dass die Schwellen- und Entwicklungsländer die angebotenen Gelder als total ungenügend ablehnen“ und „die Afrikaner kommen doch sowieso nur des Geldes wegen“, nicht nur an so manchen Biertisch hören.

Nur, zu Zeiten der Wikinger hatte die Erde etwa 310 Millionen Menschen, heute steuern wir auf die 7 Milliarden zu. Es geht nicht mehr darum, ob Grönland wieder Grünland wird und Erdbeeren anpflanzt, sondern ob die Malediven absaufen, ob wir Zentralafrika elend zu Grunde gehen lassen und wie wir Klimakriege mit Millionen von Flüchtlingen verhindern können. Beim Klimawandel wissen wir, dass zum ersten Mal in der Geschichte der Erde, die Menschheit wesentlichen Einfluss auf das Klima nimmt. Dies ist ganz neu und genau um dies geht es. Neben Sonneneinwirkung, Meeresströmungen, Vulkanausbrüchen und dergleichen mehr, ist der Mensch seit der Industrialisierung im 19. Jahrhundert am Klimawandel beteiligt. Hauptursachen hierfür sind die Verbrennung fossiler Rohstoffe, die großflächigen Entwaldungen und die veränderten Nutzungen in der Landwirtschaft. Dies ist trotz vermeintlichem „Climategate“ und der verschlampten Gletscher-Prognosen des Weltklimarates, in der Wissenschaft Fakt, es gibt hierfür einen überwältigenden Konsens.

Nur unser Wachstumsfetichismus, aufgebaut auf endlichen Ressourcen wie Öl, unsere Leitkultur des hemmungslosen Verschwendens, unser egoistisches Wohlergehen auf Kosten anderer, verhindern ein Umdenken – noch.

Vor- und Weltverändererdenker.

Aufgrund des Scheiterns der Politik kommt es nicht von ungefähr, dass sich immer mehr Bürger weniger für die medienwirksamen Polit-Shows, als für die Ideen eines Nicolas Stern oder Thomas Pogge interessieren.

Lord Nicholas Stern ist ein hochangesehener Ökonom und hat als ehemaliger Berater der Britischen Regierung im Jahre 2006 den Bericht „The Economics of Climate Change“ den sogenannten Stern-Report vorgelegt. Der Bericht wurde rasch zu einem Standardwerk über die wirtschaftlichen Auswirkungen des Klimawandels. Stern’s Kernaussage ist, dass der Kampf gegen den Klimawandel rund 1% des globalen Bruttoinlandproduktes kosten wird. Das ist schon eine gewaltige Summe, aber so Stern, ganz leicht zu leisten vergleicht man es mit dem Nichthandeln. In den Klimaschutz investieren ist kostengünstiger als Nichtstun, dies würde mindestens das Fünffache an Ausgaben bedeuten. Der frühere Vize-Präsident der Weltbank und heutige Direktor des „Grantham Research Institute“ ist überzeugt: „Durch unser Verhalten jetzt und über die nächsten Jahrzehnte, könnte das wirtschaftliche und soziale Leben später in diesem Jahrhundert, in einem Maßstab ähnlich dem während der Weltkriege und der Wirtschaftskrise in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts gestört werden.“ Das Interessante an Nicholas Stern ist, dass er in seiner rezenten Veröffentlichung „A blueprint for a safer planet – How to manage climate change and create a new area of progress and prosperity“ der praktischen Politik ökonomisch gangbare Wege einer neuorientierten Wirtschafts- und Klimapolitik aufzeigt. Wachstum, CO2 neutral und Ressourcen schonend, lautet die Kernaussage. Zudem verknüpft er sehr klar den Klimawandel und die globale Armutsbekämpfung. „Wenn wir bei einem der beiden Scheitern, dann scheitern wir bei beiden. Armutsbekämpfung ist unmöglich wenn der Klimawandel voranschreitet und die Stabilisierung des Weltklimas ist politisch unmöglich wenn es keine Perspektive auf Armutsbekämpfung gibt.“

Spätestens hier schließt sich der Kreis zu obigen Überlegungen von Michael Müller. In der künftigen Klimadiskussion müsste es um wesentlich mehr als bloße Reduktionsziele gehen.

Frechheit in Rom.

Bei den Perspektiven der Armuts- und Hungerbekämpfung sieht es alles andere denn rosig aus. Der rezente Welternährungsgipfel ging Mitte November in Rom ohne konkrete Zusagen zu Ende. Die Nicht-Regierungsorganisation Oxfam war wie viele Menschen skandalisiert, dass es nur Brotkrümel für die Hungernden gab. Angesichts der milliardenschweren Rettungspakete für die Auswirkungen der Finanzkrise, war der Gipfel eine Frechheit für die hungerleidenden Menschen.

Als eine Form von Massenmord bezeichnet der Philosoph Thomas Pogge die momentane Weltordnung. Pogge ist sonderzweifel der weltweit bekannteste Philosoph der über Armut und Hunger nachdenkt. 300 Millionen Armutstote hat es seit dem zweiten Weltkrieg gegeben, rechnet der Philosoph an der Yale-Universität in New Heaven vor. Für Pogge sind „wir, die Bürger in den reichen Ländern, an diesem Verbrechen mitschuldig.“ Ihn treibt die Frage, warum sich die Menschheit mit diesem Unerträglichen abfindet. Anlässlich eines rezenten Kulturforums der Sozialdemokratie in Berlin, skizzierte Pogge seine Antwort: „Da ist bei der Bevölkerung das Problem, dass viele schon so ungefähr Bescheid wissen, was in den Entwicklungsländern passiert. Sie wissen, da gibt es viel Armut, aber sie sagen, um Gottes Willen, wenn ich da jetzt weiter darüber nachdenke und mir Gedanken mache, komme ich möglicherweise zu dem Schluss, dass wir moralisch dort viel mehr tun müssten. Und das könnte uns teuer zu stehen kommen. Ich glaube, diese Schallmauer muss man durchbrechen. Man muss versuchen den Leuten zu zeigen, das ist gar nicht so wahnsinnig teuer.“ Pogge rechnet dann akribisch vor, dass 40% der Menschheit täglich mit weniger als 2 Dollar auskommen müssen. Mit jährlich 0,6% des Welteinkommens – das sind 300 Milliarden Euro, deutlich weniger als die Militärausgaben der USA – wäre diesen Menschen geholfen. Mit der Hälfte des Geldes, mit dem die Politik die Banken in den letzten Monaten gestützt haben, wäre der Hunger auf der Erde überall ausgerottet. Pogge zielt genau mit folgender Aussage: „Um ihre Gewinne zu maximieren halten die nationalen und globalen Eliten Milliarden von Menschen in Armut und setzen sie Hunger und Infektionskrankheiten, Kinderarbeit und Prostitution, Menschenhandel und Tod aus.“ Pogge will zudem die Vergabepraxis der Kredite ändern, damit korrupte Herrscher sich nicht mit der Hilfe westlicher Banken an der Macht halten. Er plädiert für andere Regeln für den Rohstoffkauf. Oft werden bei diesen Käufen nur die Eliten des jeweiligen Export-Landes „beglückt“.

Auf welche Institutionen Thomas Pogge so zielt in einem weiteren Beitrag.

„Menschenzerstörende Organisationen“.

„Zum ersten Mal in der Geschichte der Menschheit ist der objektive Mangel besiegt und die Utopie des gemeinsamen Glückes wäre materiell möglich.“ – Jean Ziegler. 

Eines der wichtigsten Themen dieses Jahrhunderts wird der Klimawandel sein. Die Industriegesellschaften beuten die Natur aus, als wäre sie ein beliebiges Wegwerfprodukt. Dies wird Folgen haben. Die Schriftstellerin Susan George beschreibt: „Wir sind alle an Bord der Titanic, auch wenn manche erster Klasse reisen“. Schon heute reisen Milliarden Menschen in der dritten Klasse und im Frachtraum des Schiffes „Mutter Erde“. Was wird aus ihnen, wenn die Folgen des Klimawandels ungebremst zunehmen? Wohin bewegen sich die Millionen von Klimaflüchtlingen, wenn es ums nackte Überleben geht? „Le Monde Diplomatique“ beschreibt in einer Spezialnummer „Klima“ seines „Atlas der Globalisierung“, dass der Kampf um einen Platz zum Leben auf der Erde längst entbrannt ist. „Ist nicht der Zugang zum Wasser ein Schlüssel des israelisch-palästinensischen Konfliktes? Steht nicht hinter der Rivalität zwischen Russland und dem Westen, die im Kaukasus und in Zentralasien ausgetragen wird, die sich abzeichnende Ölknappheit? Ist nicht der Wettlauf um die seltener werdenden Bodenschätze mit Schuld am Völkermord in Darfur? Ist es Zufall, dass al-Qaida ihre Anhänger in den schlimmsten Elendsvierteln von Asien bis Marokko rekrutiert? Das sind die Herausforderungen, die der Klimawandel mit sich bringt. “

In einem ersten Beitrag (Tageblatt 3. Februar) wurde skizziert, dass es bei den anstehenden Klima-Diskussionen nicht nur um Klima, sondern auch um damit eng vernetzte Probleme geht.

  • Es geht um den von Lord Nicholas Stern beschriebenen „Global Deal“. Stern plädiert in Zeiten des Klimawandels für einen radikalen Wirtschafts- und Politikwandel. Es gelte eine Technologie-Revolution zu Gunsten erneuerbarer Energien durchzuführen, massiv in diesen Wirtschaftsektor zu investieren und so neue Jobangebote zu schaffen.
  • Es geht um die Bereitstellung von Technologien und Geldmitteln an die Entwicklungsländer, damit diese sich selbst eine überlebenswerte Zukunft schaffen können. In Kopenhagen wurden 30 Milliarden Dollar in den nächsten 3 Jahren in Aussicht gestellt. Hier muss klar sein, dass die Geldmittel nicht auf Kosten der Entwicklungshilfe und der Millenniumsziele geopfert werden.
  • Es geht um die Beseitigung der extremen Armut und des Hungers. Wie kann man 2,6 Milliarden Menschen für Klimaschutz begeistern, wenn deren primäre Sorge das nackte Überleben ist? Das Projekt „Klimawandel und Gerechtigkeit“ (www.klimaundgerechtigkeit.de) unterstreicht immer wieder die Notwendigkeit Klimawandel und Armutsbekämpfung vernetzt zu sehen und zu lösen. Dies gelingt nur, wenn die Menschen vor Ort mit ihren jeweiligen sozio-kulturellen Traditionen ernst genommen werden und Bedingungen geschaffen werden, die die Eigeninitiative „von unten“ stärken.

Dass diese vernetzte Angehensweise und die daraus resultierenden Konsequenzen für die Industrienationen – wie die Bereitstellung massiver Geldmittel an die Entwicklungsländer – für heftige Diskussionen sorgen werden ist klar. Auch in Luxemburg! Gerade deswegen müssen wir den Mut haben, die Debatten um den Klimawandel in ihren globalen politischen Kontext zu stellen.

Es geht um ökonomische Machtstrukturen.

Wer herrscht eigentlich in der globalisierten Welt? Die Welthandelsorganisation (WTO) als Gestalter des weltweiten Handels, der Internationale Währungsfonds (IWF), der Kriterien festlegt und somit entscheidet, welche Länder Kredite zu welchen Bedingungen erhalten und die Weltbank als wesentlicher Akteur der Finanzierung der Entwicklungspolitik. Allen politischen Sonntagsreden zum Trotz, werden diese Institutionen durch die Industrieländer und die multinationalen Konzerne gelenkt. Hier wird nichts beschlossen, was nicht prioritär bestehende ökonomische Machtpositionen stärkt. Der Philosoph Thomas Pogge betont folgendes: “Wir sind aktiv mitverantwortlich dafür, dass Armut fortbesteht, weil wir bei der Aufrechterhaltung von ungerechten internationalen Institutionen mitwirken, die vorhersehbar das Armutsproblem produzieren.“

Der ehemalige UN-Sonderberichterstatter für das Recht auf Nahrung Jean Ziegler formuliert es noch direkter, er spricht von einer Refeudalisierung der Welt. „In den letzten Jahrzehnten sind auf der Erde unglaubliche Reichtümer entstanden, (…). Und gerade jetzt findet eine brutale, massive Refeudalisierung statt. Die neuen Kolonialherren, die multinationalen Konzerne (…) eignen sich die Reichtümer der Welt an. Diese neue Feudalherrschaft ist 1000 Mal brutaler als die aristokratische zu Zeiten der Französischen Revolution.“ (2005 Das Imperium der Schande – Bertelsmann). In Ziegler’s Fokus „die menschenzerstörenden Organisationen“ WTO und IWF.

Unbeirrt setzen Länder wie die USA, die EU, Japan oder Australien innerhalb der Welthandelsorganisation weiterhin auf die neoliberalen Konzepte von Liberalisierung, Deregulierung und Privatisierung. Die rezente 7. WTO Ministerkonferenz in Genf belegte dies eindeutig. Für die Nichtregierungsorganisation WEED, war es eine einzige Werbeveranstaltung für den Freihandel im Interesse weniger Staaten und der multinationalen Konzerne. Klar wurde auch, dass allem Schöngerede zum Trotz, die WTO keinen nennenswerten Beitrag zur Lösung der dringendsten Probleme der Menschheit leisten kann und was schockierender ist, leisten will.

Es stellt sich prinzipiell die Frage, ob Handelsfragen nicht besser und gerechter bei der UNCTAD, der ständigen UN-Konferenz für Handel und Entwicklung aufgehoben wären.

Gerade die Diskussionen um die kommenden Geldtransfers zur Bekämpfung des Klimawandels müssen genutzt werden um die internationalen Organisationen und Gremien von Grund auf zu reformieren. Wir brauchen, wie Barbara Unmüßig von der Böll-Stiftung es formuliert, „eine neue Klima-Finanzarchitektur“. Dass diese Architektur eng gekoppelt an der Entwicklungszusammenarbeit sein muss, versteht sich von selbst.

In den kommenden Jahrzehnten werden enorme Finanztransfers von Norden nach Süden fließen. Die Europäische Union spricht von 100 Milliarden Euro jährlich die ab 2020 in den globalen Klimaschutz fließen sollen. Mit der aktuellen ökonomischen Logik von Weltbank und IWF riskieren diese Transfers aktuelle Strukturen zu festigen. Auch wenn jetzt beide Institutionen „etwas Kreide Fressen“ und Besserung geloben, sind grundlegende politische Reformen dringend notwendig.

Die Weltbank muss ökologische und soziale Kriterien in ihrer Vergabepraxis verankern. Nur so stützt sie den von Lord Stern geforderten „Global Deal“. In ihrer aktuellen Struktur eignet sich die Weltbank keineswegs um eine wesentliche Rolle bei den Klima-Geldtransfers an die Entwicklungsländer zu übernehmen.

Ähnliches gilt für den IWF. Das Vorsorgeprinzip wird sehr klein geschrieben, transparente, ethische, ökologische und soziale Werte stehen bei den Entscheidungen hintenan. Zudem ist das Mitspracherecht der Entwicklungsländer sehr eingeschränkt.

Die Politik muss endlich wieder mit klaren ethischen, sozialen und ökologischen Vorhaben die Ökonomie gestalten.  Hierfür braucht die Politik die Unterstützung einer breiten engagierten Zivilgesellschaft.

Claus Leggie und Harald Welzer liefern in ihrem rezenten Buch „Das Ende der Welt, wie wir sie kannten“ (Fischer 2009) ein wahrlich leidenschaftliches Plädoyer für eine Erneuerung der Demokratie. Die anstehenden Klimadebatten könnten der Beginn einer neuen Graswurzelbewegung sein. Einer Bewegung in der ein aufgeklärter Citoyen seine Rolle übernehmen muss. Wie man sich dies vorstellen könnte, in einem letzten Beitrag.

„Die Stunde unserer selbst ist gekommen.“

Zugegeben, bei seiner Wahl zum Gouverneur von Kalifornien hatten wir ihm dies nicht zugetraut. Wir haben uns geirrt. Arnold Schwarzenegger führte Kalifornien in eine Vorreiterrolle der amerikanischen Umweltpolitik. Der Politiker Schwarzenegger überrascht weiterhin. In seinem Statement anlässlich des Klimagipfels in Kopenhagen bewies er Gespür für etwas, das sich zunehmend in unserer Gesellschaft durchsetzen wird. Für ihn war eines von Bedeutung: „Kopenhagen gibt uns wieder die Chance, die Welt mit anderen Augen zu betrachten“ und weiter zum Klimaschutz „Bald werden die Menschen mit ihren eigenen Initiativen die nationalen Regierungen mit ihren Regulierungen überholen“. Verblüffend, wie er für die USA Gewerkschaften, Frauenbewegung und die Proteste gegen den US-Krieg in Vietnam als Vorbilder für eine Basisbewegung zum Schutz des Klimas sieht.

Sie werden nicht einfach werden, die anstehenden Diskussionen um die Maßnahmen zur Bekämpfung des Klimawandels, die notwendige Neugestaltung unseres auf ungehemmtem Wachstumsfetischismus begründeten Wirtschaftens, den dringend notwendigen Technologie- und Geldtransfer an die Entwicklungsländer und die Bekämpfung der weltweiten Armut.

Wir werden mit zurechtgebogenen Statements und Jahrzehnte alten Vorurteilen überschüttet werden. Klimawandel gab’s schon immer, neue Erfindungen werden unserem Wirtschaftsmodell schon eine Zukunft geben und in den Entwicklungsländern sind doch alle korrupt, selbstzerstörerisch und faul. Es wird auch hierzulande eine gesellschaftliche Herausforderung sein, auf diese Argumentationsschiene zu reagieren.

Es wird darauf ankommen, wie wir als Gesellschaft die Post-Kopenhagen Diskussionen um notwendige Klima-Reduktionsziele und die zukünftige Zusammenarbeit mit den Entwicklungsländern gestalten werden.

Auch in Luxemburg!

Hierzulande wird das Nachhaltigkeitsministerium unter Beteiligung der Zivilgesellschaft einen „Klima- und Nachhaltigkeitspakt“ erarbeiten. So weit, so gut. Die Messlatte für diesen neuen Pakt muss in den Forderungen der einheimischen Initiative „Votum Klima“ (www.votumklima.lu) liegen. Mal abwarten ob die angekündigten Sparmaßnahmen der Regierung in den nächsten Jahren in Bezug auf die Klima- und Entwicklungszusammenarbeit etwas bedeuten. Es wäre jedenfalls fatal hier den Rotstift anzusetzen.

Um einem „Klima- und Nachhaltigkeitspakt“ zum Durchbruch zu verhelfen, braucht es einer Reihe von Initiativen vor Ort. Es geht eigentlich darum, dem einzelnen Bürger die Bedeutung und die Vernetztheit eines solchen Paktes darzulegen.

Hierzu drei konkrete Denkanstöße in den Bereichen Kommune, Schule und Konsumenten:

  • Die Kommunen sind gefordert und müssen bei allen Initiativen zugunsten von Klima und Nachhaltigkeit auf die volle Unterstützung des Innenministeriums zählen können. Klima und Nachhaltigkeit gehören auf die Tagesordnung eines jeden Gemeinderates und der zuständigen kommunalen Kommissionen. Die Vorstellungen der „Klima-Bündnis“-Initiative (www.klimabuendnis.lu) bieten hierfür eine ausgezeichnete Diskussions- und Handlungsgrundlage. Mobilität, Bebauung, Energie, Forstwirtschaft, Beschaffungswesen, Sanierung seien als Stichwörter einer kommunalen Klimapolitik genannt. Außer den hier genannten „klassischen“ Aktionsfeldern, sind mit etwas Phantasie ganz ungewöhnliche und engagierte Projekte möglich. So hat beispielsweise die belgische Stadt Gent beschlossen, jeden Donnerstag einen „Veggiedag“ einzuführen. In den öffentlichen Kantinen und Schulen wird dann kein Fleisch zubereitet. In der Zwischenzeit haben sich zahlreiche Unternehmen und Restaurants angeschlossen. Gent will hiermit Diskussionen provozieren, denn weltweit ist die Viehproduktion für etwa 20% der Treibhausgasemissionen verantwortlich.

Was hindert eine Kommune daran, alle Vereine und Organisationen die sich mit Umweltfragen, Entwicklungspolitik und sozialer Gerechtigkeit befassen in einem permanenten Diskussionsforum zusammenzuführen? Was hindert eine Kommune daran, eine Partnerschaft in einem Entwicklungsland einzugehen, wo gezielt Klima und Gerechtigkeit im Vordergrund stehen?

In diesem Zusammenhang sind auch die in der Entwicklungszusammenarbeit aktiven einzelnen lokalen NGO’s gefordert, ihre Projekte gerade jetzt auf die Fragestellung Klima und Gerechtigkeit zu prüfen.

Kommunen müssen eine wichtige Vorbildfunktion für den Bürger übernehmen.

  • Seit 2005 bis 2014 findet die Weltdekade der Vereinten Nationen „Bildung für nachhaltige Entwicklung“ statt. Für die UN muss diese Dekade Kindern, Jugendlichen und Erwachsenen nachhaltiges Denken und Handeln vermitteln. Sie muss Menschen in die Lage versetzen, Entscheidungen für die Zukunft zu treffen und dabei abzuschätzen, wie sich das eigene Handeln auf künftige Generationen oder das Leben in anderen Weltregionen auswirkt. Nicht nur wegen der Weltdekade gehören die Themen Klimawandel und Gerechtigkeit konsequent als Unterrichtsstoff in den Schulen verankert. Gerhard de Haan, Professor für Allgemeine Erziehungswissenschaft an der FU Berlin, ist fest davon überzeugt, dass unser heutiges allgemeines Bildungssystem noch eine große Reform in Richtung Nachhaltigkeit erleben wird. De Haan betont, dass soziologische Studien belegen, dass Kinder und Jugendliche sich sehr gerne für ihre Umwelt und für Fragen der Gerechtigkeit engagieren würden. Dieses Bedürfnis werde aber nicht genügend genutzt und ausgebaut. De Haan sieht die Zukunft der Bildung für nachhaltige Entwicklung in den Schulen über die Vermittlung von Projekten, die zeigen, dass man selbst etwas tun kann. Zudem können Schüler so Eigeninitiative entwickeln, außerschulische Partner werden einbezogen und die modernen Kommunikationsmedien können besser genutzt werden.

Es gilt diese Überlegungen auch hierzulande konsequent in die Bildungsprogramme der Kinder und Jugendlichen festzuschreiben.

  • Kritische Konsumenten sind Bestandteil einer wirksamen Neugestaltung unseres ökonomischen Handelns. Wie eine solche Neugestaltung aussehen kann, zeigt das Netzwerk „Utopia“ (www.utopia.de). Leggewie/Welzer bezeichnen dieses Netzwerk „als eine Plattform die verändertes Konsumverhalten als kulturelles Projekt anlegt – da zeichnet sich ab, was mit dem künftigen Lebensstil gemeint sein könnte und wie zugleich Ansätze eines neuen Wir-Gefühls entstehen können.“ Keine Öko-Askese und Verzichtsrhetorik, sondern Qualität und Stil prägen die Vorstellungen des Netzwerks.

Ende Januar starteten 300 Freie Radios aus 7 europäischen Ländern. Eine Radiokampagne für eine klimagerechte Gesellschaft. „Dynamo-Effect“ (www.dynamoeffect.org), vermittelt den Konsumenten in 10 verschiedenen Themenbereichen wie Ernährung, Mobilität, Wohnen usw. ganz konkrete „Best-Practises“-Beispiele. Eine wahre Fundgrube für Konsumenten. Eine interessante Initiative auch für unsere Freien Radios.

www.oekotopten.lu ist ein einheimisches Portal, das Entscheidungshilfen für ein ressourcenschonendes Konsumverhalten anbietet. Diese und ähnliche Initiativen gilt es zu popularisieren.

Es ist Aufgabe der nationalen Union des Consommateurs für ein verändertes Konsumverhalten als kulturelles Projekt zu werben.

Klimaschutz und Gerechtigkeit können nur gelingen, wenn wir es zustande bringen, Menschen zu bewegen. So entsteht ein engagierter Citoyen, so entsteht eine neue Graswurzelbewegung für Klimagerechtigkeit, so kommen wir dem Zitat des 2008 verstorbenen politischen Dichters aus der Martinique, Aimé Césaire, etwas näher: „Die Stunde unserer selbst ist gekommen.“